Liliane Maury Pasquier

Actualité

- À lire:
Mon parcours retracé, sur La Première, dans l'émission "Sur les pas"
Mon blog sur le site du Temps
Mes anciennes infolettres Retour de Berne

- À consulter:
Mes dernières prises de parole, interventions et votes au Conseil des États
Mes mandats parlementaires et liens d'intérêt
La page de la présidente de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe
Mes activités à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe

 

Prochains événements

12 décembre 2019: Comité présidentiel de l'APCE, Paris

13 décembre 2019: Bureau de l'APCE, Paris

15 - 16 décembre 2019: Sous-commission des relations extérieures de l'APCE, Rovaniemi

 

Les dernières activités politiques

Dernier cri

Un congé parental sans oublier les minima légaux 

05.12.2019

Le géant de l’industrie agroalimentaire Nestlé a annoncé hier son intention de mettre en place un congé parental : 18 semaines sont prévues pour le 1er parent et 20 jours pour le 2e. Oui, il s’agit là d’une avancée qu’il faut saluer et encourager car elle permet à chacune et chacun de vivre sa parentalité dans de meilleures conditions. Néanmoins, il est indispensable de préciser que la loi suisse prévoit, et ce fort heureusement, que les femmes ne peuvent pas travailler dans les 8 semaines qui suivent leur accouchement. Nestlé ne peut pas oublier cette obligation légale.

Alors oui, je suis une partisane du congé parental, mais en n’oubliant jamais la nécessaire récupération d’une femme qui, après 9 mois de grossesse, a encore vécu un accouchement et est peut-être même, je l’espère, encore en train d’allaiter (puisque, soit dit en passant, l’OMS et les pédiatres recommandent qu’un bébé soit allaité exclusivement jusqu’à 6 mois)! Par ailleurs, la Convention de l’OIT sur la protection de la maternité - ratifiée par la Suisse - fixe à 14 semaines au minimum la durée du congé maternité! En tant que sage-femme et mère, je ne peux que confirmer qu’il est impératif qu’un temps minimal de récupération soit octroyé aux nouvelles mères. Cette réalité n’est pas à opposer à un congé pour les pères, car eux aussi doivent pouvoir s’occuper de leur(s) enfant(s). Ces deux mesures doivent tout simplement être complémentaires.

Le monde de l’économie a désormais compris que le bien-être des nouveaux parents participe de la bonne santé de l’entreprise. Alors encourageons toutes les entreprises à faire de même, tout en gardant en tête les obligations légales minimales 

Liliane Maury Pasquier

Lire les avant-derniers cris

Facebook