dans l'intimite des chambres

Dans le cadre du congrès du PSG, les élu-e-s genevois-es aux chambres viennent de rendre leur rapport d’activité. A défaut d’avoir tous pu être là samedi – grippe oblige-, c’est l’occasion d’entrer dans l’intimité des chambres pour voir ce qui s’y est passé en 2007. Pour voir surtout qui y fait quoi, histoire de savoir vers qui se tourner en cas de question sur les sujets politiques à venir.

 

Chambre du peuple

 

Liste des commissions

Suite à la nouvelle donne électorale défavorable aux socialistes, Maria Roth-Bernasconi a dû quitter la Commission des institutions politiques. Elle reste membre de la Commission de gestion (CdG), dont elle est maintenant vice-présidente. La CdG exerce la haute surveillance parlementaire sur la gestion du Conseil fédéral, de l’administration et des tribunaux fédéraux. Maria siège également à la Commission des constructions publiques et à la Commission spéciale «Programme de législature 2007-2011».

De son côté, Carlo Sommaruga est toujours membre de la Commission des affaires juridiques (CAJ), dont il préside la sous-commission des noms de famille. La CAJ est chargée des domaines juridiques réglés dans le code civil, le code des obligations et le code pénal. D’autres domaines entrent dans son mandat, comme l’exécution des peines et la réglementation de l’immunité. Carlo continue de siéger à la Commission judiciaire, qui prépare l’élection des juges du Tribunal fédéral, ainsi qu’à la Commission de rédaction. Par ailleurs, il a rejoint les rangs de la Commission de politique extérieure (CPE). Dans les coulisses de la CPE, c’est sur les relations Suisse-monde que l’on planche: accords bilatéraux, organisations et traités internationaux, coopération au développement et politique économique extérieure figurent au menu de ses attributions.

Nouvellement élu, Jean-Charles Rielle siège à la Commission de la politique de sécurité (CPS) et dans les commissions des grâces et des réhabilitations. La CPS traite de tout ce qui est sécurité et défense, protection et service civils, politique de la paix et exportation de matériel de guerre.

 

Grands dossiers

Co-présidente des femmes socialistes, Maria Roth-Bernasconi défend depuis toujours l’égalité entre femmes et hommes. Elle a connu en la matière plusieurs succès en 2007: notamment, ses interventions contre les mutilations sexuelles féminines ont passé la rampe des deux chambres. Maria s’est aussi engagée en faveur de la jeunesse, pour la défendre de son image violente et en soutenant, hélas sans suite, l’initiative «pour une politique raisonnable en matière de chanvre protégeant efficacement la jeunesse». Sur de nombreux dossiers, elle a défendu le caractère démocratique de nos institutions, le droit d’asile et l’intégration des personnes migrantes. Un enjeu à suivre prochainement dans ce domaine: le sort de l’initiative UDC pour les naturalisations par les urnes, soumise au peuple le 1er juin.

Carlo Sommaruga est quant à lui très impliqué dans la politique internationale et continuera de l’être au sein de la CPE. L’an dernier, il a notamment déposé des interventions en faveur de labels pour le commerce équitable, pour renforcer l’entraide pénale en matière fiscale et pour soutenir le travail du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Secrétaire général de l’ASLOCA Romande, il a défendu les intérêts des locataires dans la procédure civile et en demandant la reconduction des aides directes au logement. Parmi ses objets d’intervention, quelques sujets d’actualité: la question fiscale, au cœur des discussions avec l’Union européenne, et la répression du terrorisme.

En décembre, Jean-Charles Rielle a eu le temps de déposer sa première motion, visant à limiter le prêt des armes d’ordonnance. Une demande qui n’est pas sans rapport avec l’initiative pour la protection face à la violence des armes.

 

Chambre des cantons

 

Liste des commissions

Reprenant – modestement - le flambeau de Christiane Brunner, je siège aux Commissions de la sécurité sociale et de la santé (CSSS), de politique extérieure (CPE) et des institutions politiques (CIP). La CSSS prépare les dossiers relatifs à la politique et au système de santé (comme l’assurance-maladie), aux produits tels que médicaments, drogues, substances toxiques et denrées alimentaires ou encore aux assurances sociales (dont l’AVS et la LPP). La CPE du Conseil des Etats fait le même travail que celle du National. Quant à la CIP, elle traite des institutions politiques au sens large (droits populaires, organes fédéraux, personnel de la Confédération, relations avec les cantons, entre l'Église et l'État), et de la législation applicable aux étrangers (y compris naturalisations et droit d'asile). Pour élargir le décor, je suis aussi déléguée à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, à Strasbourg: cet organe consultatif délibère pour trouver des solutions communes aux problèmes de société en Europe, que nous répercutons ensuite auprès des parlements nationaux.

 

Grands dossiers

Parmi mes dossiers de prédilection, la défense des familles: congé d’adoption, congé paternité et protection de la maternité. Au chapitre de la santé, je suis intervenue par rapport au système de santé (réseau de santé, transparence dans la comptabilité des caisses-maladie) et au financement hospitalier. J’ai aussi été rapporteuse pour la commission sur l’initiative «protection de la population et de l’économie contre le tabagisme passif», en lien avec la votation genevoise du 24 février. A suivre ces prochains temps parmi mes domaines d’intervention: le sort des «tasers» dans la Loi sur les mesures de contrainte, celui de la filière HES d’études en soins infirmiers, ainsi que la reconduction et l’extension des accords bilatéraux avec l’Union européenne.

D’ici là, soulignons encore que 2007 a été l’année d’un bilan contrasté: entre recul du PSS et brillantes élections des membres du PSG, entre montée de l’UDC et éviction de Christoph Blocher, nous constatons que le monde n’est pas aussi simple que certains voudraient le faire croire. Et, surtout, nous nous devons de rebondir en tirant les leçons de nos échecs et en profitant du vent de nos succès. Le premier objectif implique notamment de mieux communiquer sur notre travail concret avec la population. Le second exige que nous nous engagions sans relâche pour une Suisse ouverte, solidaire et sociale. Merci au PSG et à vous, militant-e-s, parlementaires et membres d’exécutifs de Genève, de nous soutenir dans ce travail. Un soutien réciproque, que vous pouvez solliciter auprès de nous en fonction des dossiers. Ensemble nous sommes fort-e-s, ensemble nous le resterons!

 

 

8 fevrier 2008 - post-scriptum N°3

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