non au detournement des rentes!

La baisse du taux de conversion du deuxième pilier? Un terme technique qui cache une diminution indéfendable des rentes, équivalente à une perte de 15% pour certain-e-s futur-e-s retraité-e-s! Indéfendable, cette baisse l’est pour au moins deux raisons.

D’abord, parce qu’elle est précipitée: la majorité de droite du parlement a en effet déjà décidé d’une première baisse, qui ne déploiera ses effets complets qu’en 2014. Son but: tenir compte de l’allongement de l’espérance de vie. Cette donnée démographique a aussi servi à justifier le relèvement de l’âge de la retraite des femmes, qui risque d’être encore repoussé. Donnons-nous donc le temps d’évaluer la situation,avant de tailler une fois de plus dans la couverture sociale, au détriment des salariés -et encore plus des salariées, que leurs revenus inférieurs autorisent rarement à se constituer un troisième pilier-!

En parlant de couverture, ce projet inique permet surtout aux assurances de la tirer à elles. Celles-ci arguent en effet de la crise financière pour faire passer à la caisse M. et Mme Tout-le-Monde. Mais si la crise se fait bel et bien sentir auprès des salarié-e-s, elle n’empêche pas la Zurich d’augmenter son bénéfice net de 6% et, du coup, les dividendes de ses actionnaires de 45%. Ni le montant des «indemnités» de Rolf Schäuble, patron de la Bâloise, de grimper de 1,8 à 6,2 millions de francs. Imaginons un peu ce que cela donne en période faste…

Si l’on ajoute à cela que les assuré-e-s payent chacun-e 770 francs par an de frais administratifs aux assurances-vie, d’autres réformes s’imposent décidément avant que les salarié-e-s ne se privent de manger pour nourrir les bonus des assureurs! Disons donc un grand NON, le 7 mars, à ce détournement des rentes!

fevrier 2010 - article publie par le clafg

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