securite et sante: un couple inseparable
Sécurité rime avec santé, ce n’est pas un hasard: la sécurité est indispensable à la santé, et le système de santé doit fonctionner de manière sûre pour toutes et tous. Démonstration.
La sécurité sociale, c’est la santé
L’existence d’un solide système de sécurité sociale est nécessaire à la santé de la société dans son ensemble. Selon la Constitution fédérale, «la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres». D’où la nécessité pour nous, socialistes, de lutter afin de préserver les acquis en matière de retraite, d’assurance chômage et d’AI. Si la santé des individus qui composent la société dépend de tous ces éléments, elle est plus particulièrement liée au système de santé: nous y reviendrons.
La sécurité, c’est la santé
Mais avant, voyons en quoi la sécurité est essentielle à la santé. A contrario, l’insécurité porte atteinte à la santé, raison pour laquelle les socialistes s’engagent pour plus de sécurité dans la rue, et contre la violence domestique.
De notre point de vue, la sécurité au travail et ses conséquences sur la santé des travailleuses et travailleurs sont cruciales. Le travail, c’est la santé, dit-on, mais les polluants menacent certains corps de métiers, de l’amiante dans le bâtiment à la fumée passive dans la restauration. A Genève, une étude de Gubéran et Usel l’a montré: douze fois plus de personnes se retrouvent invalides parmi les ouvriers semi-qualifiés et non-qualifiés que dans les professions libérales et scientifiques. La sécurité au travail n’est donc pas la même pour tout le monde et contre ces inégalités nous, socialistes, devons nous battre!
De manière plus générale, l’insécurité ressentie au travail sous forme de stress, largement dû à l’obsession de productivité de l’économie néolibérale mondialisée et à la précarisation des conditions de travail, est facteur de morbidité, comme l’a prouvé une étude du SECO.
La sécurité de la santé
Le système de santé lui-même doit être sûr, dans le sens où chacun-e doit pouvoir accéder aux soins, au bon endroit et au bon moment. Or, ce principe est loin d’être acquis. Nombreuses sont les tentatives de la droite de rayer certaines prestations de l’assurance de base et d’en exclure, de fait, celles et ceux qui n’ont pas les moyens de payer. Témoin, l’initiative populaire récemment lancée contre la prise en charge obligatoire de l’avortement, qui pose le vrai risque d’une médecine à deux vitesses. En 2008, l’article constitutionnel amorçant une privatisation de la santé a heureusement été mis en échec par le peuple, notamment grâce à l’engagement des socialistes. Nous nous battons aussi pour que les primes-maladie finançant l’accès aux soins soient proportionnelles au revenu, comme le demandait l’initiative populaire pour la caisse unique.
Les socialistes s’engagent pour que toutes les personnes en situation de grande précarité puissent accéder aux soins, qu’elles soient affiliées ou non à une assurance-maladie. Un défi particulier pour Genève réside dans l’accès aux soins des sans-papiers, afin que ne se reproduisent pas des cas comme celui de ce bébé hospitalisé en 2005, qui a frôlé la mort et gardé de graves séquelles parce que sa mère, sans statut légal, avait tardé à le faire soigner de peur d’être expulsée.
En plus de l’accès aux soins, la qualité de ceux-ci est, bien sûr, gage de sécurité. Elle exige d’améliorer les conditions de travail du personnel hospitalier et la formation des professionnel-le-s de la santé. Car la quantité d’offre médicale, en soi, ne garantit pas la sécurité de la santé: pensez à la pléthore de conseils médicaux et de médicaments disponibles sur internet. Pas facile, ni très sûr de faire le tri entre bons et mauvais remèdes!
On le voit, la sécurité est un élément clé de la santé. Sécurité sociale pour parer aux coups durs de l’existence. Sécurité dans la rue, à la maison et au travail pour garder son intégrité et la pleine maîtrise de sa vie. Sécurité de la santé, pour que chacun-e accède à des soins de qualité. Solidarité, humanité, équité: tout l’engagement socialiste se concentre dans cette conception du couple inséparable «sécurité-santé»!



