la taxe de consultation en question
Taxe dissuasive pour inciter les patient-e-s à réfléchir avant d’aller chez le médecin?
Le risque évident est de voir des malades renoncer à un traitement nécessaire et leur cas s’aggraver. Impensable et contre-productif: ils sacrifient leur santé et coûtent finalement beaucoup plus cher à la collectivité.
Mais l’idée de passer, dans des cas bagatelle, par des niveaux de prise en charge ne générant pas encore de coûts à charge de l’AOS peut séduire. Au lieu d’aller aux urgences ou chez le médecin comme premier réflexe ou simplement pour que la caisse rembourse.
Il faut donc renforcer le rôle des professionnel-le-s de la santé disponibles pour un conseil, comme les pharmacien-ne-s ou comme les sages-femmes et infirmier-e-s actifs dans un service à disposition de la population (tel que cela existe dans certains cantons).
Les permanences téléphoniques représentent aussi une bonne formule si elles sont non contraignantes – pas d’obligation de faire appel à elles ni de suivre leurs recommandations – et assumées par des professionnel-le-s de la santé dûment formé-e-s.
Et n’oublions pas les réseaux de soins dans lesquels collaborent différent-e-s professionnel-le-s de la santé, sans fausse incitation du système de rémunération à la multiplication des actes.



