Droits de l'homme au Chiapas

Texte de la question

Au vu des récents événements dramatiques intervenus au Chiapas, le Conseil fédéral envisage-t-il d'adresser un appel au Gouvernement mexicain pour qu'il respecte les droits de l'homme et les différences culturelles au Chiapas ? A-t-il l'intention de proposer, une nouvelle fois, les bons offices de la Suisse dans le but d'aider à la résolution du conflit au Chiapas?

Réponse du Conseil Fédéral

Cotti Flavio, président de la Confédération : Le Conseil fédéral a pris connaissance, Madame Maury Pasquier, avec préoccupation des derniers événements qui se sont produits au Chiapas et notamment de la dissolution de la Commission nationale de l'intermédiation, la CONAI. Dès le début du conflit, la Suisse a exprimé aux autorités mexicaines ses inquiétudes quant à la situation des droits de l'homme dans le pays, et à la situation au Chiapas en particulier. Nous allons continuer de le faire. Nous avons aussi souligné l'importance d'un dialogue politique constructif, dans le cadre de notre politique de promotion de la paix et des droits de l'homme. Nous essaierons de continuer à apporter notre soutien aux initiatives prises par les différentes ONG au Chiapas. Bien que les nouvelles restrictions du Gouvernement mexicain rendent la tâche plus difficile, la Suisse est prête à continuer de soutenir l'envoi d'observateurs dans le domaine des droits de l'homme. Pour ce qui est d'éventuels bons offices, deuxième partie de la question, il faut rappeler que le Gouvernement mexicain considère le conflit au Chiapas comme une affaire intérieure mexicaine. C'est ce que j'ai entendu de mes propres oreilles du président Zedillo, lorsque je lui ai parlé récemment de ces problèmes, à Davos. On ne peut cependant pas exclure, en cas de reprise des négociations entre le gouvernement et les zapatistes, que se présentent peut-être des occasions d'intervention que nous ne manquerions pas, je vous l'assure, de saisir.

Question supplementaire

Maury Pasquier Liliane (S, GE) : Monsieur le Président de la Confédération, je vous remercie de la réponse que vous avez apportée à ma question. J'étais déjà informée, puisque vous me l'aviez dit, des diverses démarches que la Suisse avait entreprises dans le cadre du conflit au Chiapas. Je voulais juste vérifier si j'avais bien compris que vous alliez faire part une nouvelle fois, notamment suite à la dissolution de la CONAI, au Gouvernement mexicain de votre désapprobation.

Cotti Flavio, président de la Confédération : Ce que j'ai dit répond à la question que vous avez posée. La réponse est positive.

22 juin 1998 - Question - 98.5127

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