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Plus on RIE, moins on a de sous

30.01.2017

La RIE III (3ème réforme de l’imposition des entreprises) a pour but initial et légitime de supprimer les privilèges fiscaux accordés par les cantons aux entreprises à statut spécial – celles dont l’essentiel des bénéfices sont dégagés par des activités hors de Suisse -. Notre pays répond en cela aux standards internationaux qui visent à freiner la concurrence fiscale déloyale.

Sauf que, sous l’influence de la nouvelle droite fédérale décomplexée, la Suisse saisit ce prétexte pour accorder de nouveaux privilèges à toutes les grandes entreprises et exacerbe en passant la concurrence fiscale à l’intérieur de ses frontières, entre cantons. Le « remède » est pire que le mal: en ouvrant la voie à des baisses massives du taux d’imposition des bénéfices et en offrant aux entreprises de bricoler à grand renfort d’«outils» fiscaux pour réduire encore leurs impôts, la Suisse fait aux multinationales et aux gros actionnaires un cadeau aussi inutile que coûteux.

Inutile, parce que notre pays a déjà un taux d’imposition des bénéfices inférieur à la moyenne et parce que les entreprises choisissent notre pays pour d’autres bonnes raisons: par exemple, la qualité de ses infrastructures, de la formation de sa main-d’œuvre, ou encore sa sécurité. Coûteux, parce que les pertes de recettes fiscales qui découleraient de cette réforme se chiffrent en milliards de francs (2.7 au minimum). Car le Parlement n’a rien voulu savoir de mesures compensatoires telles que la taxation des gains en capital ou le relèvement de l’imposition partielle des dividendes.

Ces pertes se traduiront par des hausses d’impôts pour les contribuables «normaux» et des coupes dans les prestations (santé, culture, solidarité, mais aussi infrastructures, formation et sécurité : de quoi faire fuir les entreprises?). Il est plus qu’incertain qu’elles soient compensées par des créations d’emplois ou de nouvelles recettes fiscales: le taux d’imposition le plus faible de Suisse, inauguré en 2012 par le canton de Lucerne, a surtout attiré des sociétés «boîtes aux lettres». Résultat: le canton enchaîne les mesures d’économie.

La guerre fiscale fratricide entre cantons qu’engendrerait RIE III ferait donc des victimes «civiles». Tout ça pour déplaire, au final, aux autres pays de l’OCDE, qui risquent de goûter assez peu aux «niches fiscales» prévues par la Suisse, chien-chien couché aux pieds des multinationales. Il faut donc opter pour une alternative durable et équilibrée et, avant tout, voter NON le 12 février!

Liliane Maury Pasquier

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Appel citoyen: la Suisse doit mieux gérer les cas Dublin

16.01.2017

La Suisse est l’un des pays qui applique le plus strictement le règlement Dublin. Elle multiplie les renvois de requérantes et requérants d’asile frappés d’une décision de non-entrée en matière, quitte à violer des droits fondamentaux.

Des familles se retrouvent séparées, des personnes malades sont renvoyées au mépris de leur santé, des enfants sont arrachés de leur classe en milieu d’année scolaire. EN SAVOIR PLUS

Ces cas vont tellement à l’encontre du principe d’humanité que l’indignation et la mobilisation dépassent les différences culturelles ou religieuses et les clivages politiques.

Ainsi, un bouquet d’interpellations au Conseil fédéral sur l’activation de la clause discrétionnaire pour des motifs personnels dans les cas Dublin a été déposé aux chambres fédérales par des femmes et homme politique de différents partis.

Et un appel citoyen, soutenu par de nombreux milieux (À SIGNER ici), demande au Conseil fédéral et aux exécutifs cantonaux d’utiliser les possibilités offertes par le règlement Dublin pour renoncer à des renvois inhumains.

Conformément à sa tradition d’accueil, la Suisse peut et doit faire mieux!

Liliane Maury Pasquier

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À hospitalisation prolongée, congé maternité prolongé!

19.12.2016

En Suisse, les femmes dont le nouveau-né est hospitalisé plus de trois semaines peuvent reporter leur droit aux allocations maternité - et donc leur congé maternité - jusqu'au retour du bébé à la maison. Cette possibilité s'offre notamment aux mères qui accouchent prématurément.

Problème: le droit en vigueur ne garantit pas à ces femmes le versement de leur salaire pendant cette période. C'est le constat dressé par le Conseil fédéral dans un rapport consécutif à un postulat Maury Pasquier et à un postulat Teuscher.

Ce rapport préconise donc de modifier la Loi sur les allocations pour perte de gain, afin que les allocations de maternité soient versées durant cette période ET ensuite, pendant le congé maternité "normal".

Le 13 décembre, le Conseil des États a adopté une motion de sa commission de la sécurité sociale, qui reprend cette proposition. Mais le Conseil national doit encore se prononcer. Espérons qu'il donne son aval à cette mesure, qui concerne peu de femmes mais qui, pour chacune, permettra d'éviter d'ajouter des soucis financiers à la difficulté d'avoir un bébé hospitalisé.

Liliane Maury Pasquier

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En toute franchise

05.12.2016

Jeudi 8 décembre, le Conseil national se penche sur une motion qui vise à élever le montant des franchises de l’assurance-maladie. Le but de ce texte, adopté par le Conseil des États fin septembre: faire baisser les coûts de l’assurance de base en dissuadant les assuré·e·s de consulter pour des «bagatelles». Autrement dit – en l’occurrence par la Fédération des médecins suisses FMH -, «de renforcer la responsabilité individuelle des assurés».

Or, comme l’écrit justement un médecin, Hans Stalder, dans le Bulletin des médecins suisses (2016 ;97(46) :1634), différentes études montrent que l’augmentation de la participation aux frais réduit certes les coûts liés aux consultations ambulatoires, mais conduit du coup à une augmentation des hospitalisations et donc des coûts totaux de la santé.

Qui plus est, le renoncement aux consultations ambulatoires est le fait des personnes qui ont un revenu plus faible et qui souffrent davantage de maladies chroniques. Comme l’écrit Hans Stalder, «l’élévation de la franchise touchera donc surtout les personnes qui ont particulièrement besoin de soins».

Économiquement contre-productive et éthiquement indéfendable, l’augmentation de la franchise ne renforce nullement la responsabilité individuelle. En revanche et en toute franchise, elle affaiblit la responsabilité collective, partagée entre tous les membres de notre société, d’apporter des soins à qui en a besoin.

Liliane Maury Pasquier

Motion 15.4157

Article de Hans Stalder dans le Bulletin des médecins suisses

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Des renvois qui donnent la nausée

24.10.2016

En Suisse, les renvois « Dublin » foulant aux pieds les motifs humanitaires et le regroupement familial se multiplient ces derniers temps. En cette période de crise migratoire, le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) rend quasi-systématiquement des décisions de non-entrée en matière à l’encontre des requérant·e·s d’asile déjà passés par un pays européen.

Pourtant, le Règlement Dublin laisse aux États membres une marge de manœuvre: l’article 17 offre la possibilité de déroger aux critères d’application, « notamment pour des motifs humanitaires et de compassion, afin de permettre le rapprochement de membres de la famille ». Le SEM semble avoir "oublié" cette option. Sans parler des autorités des différents cantons, qui se content d’exécuter les décisions, sans remettre en question leur bien-fondé.

Témoin, l’exemple récent de la fratrie Musa ou celui de ce jeune Erythréen, renvoyés en dépit du soutien de leur famille à Genève. Des décisions qui ne tiennent compte ni des liens familiaux, ni de l’état de santé des personnes concernées. Même quand il s’agit de femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher: une autre famille syrienne, la famille Algoush, aurait ainsi dû être renvoyée alors que la mère, enceinte de son quatrième enfant, était sur le point d’accoucher.

De plus en plus automatiques, ces renvois donnent la nausée. Et prouvent que la nouvelle majorité de droite décomplexée installée au Parlement incite la Suisse à profiter du système Dublin pour durcir sa politique d’asile.

La formidable mobilisation de collectifs de citoyennes et citoyens solidaires a permis, dans certains cas, d’éviter le pire. Mais il s’agit de « bricolages »… La Suisse peut et doit faire mieux: au lieu de renvoyer aveuglément des femmes, des hommes et des enfants vers le désespoir, notre pays doit leur offrir une promesse d’espoir, une terre d’asile.

Liliane Maury Pasquier

Lire mon article dans socialistes n°83

Lire la prise de position des aumôniers, permanents et bénévoles des Eglises de Suisse romande auprès des requérants d’asile et des réfugiés

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Des primes saisonnières

28.09.2016

Annonce automnale traditionnelle, hélas: les primes-maladie augmenteront l'an prochain. Cette fois, ce sera, en moyenne, de 4.5%. Soit la plus forte hausse en 6 ans. À Genève, les primes grimperont de 5.7%. Celles pour enfants bondiront même de 9.7%.

Ce alors que les primes représentent d'ores et déjà une charge bien trop lourde pour beaucoup de familles à moyens ou bas revenus. À titre d'exemple, dans le canton de Genève, une famille composée de deux parents, de deux jeunes de 19 et 21 ans et d'un ado de 17 ans, avec un revenu annuel de 94'000 francs, n'a droit à aucun subside. Les primes que cette famille paie (en 2016) auprès de la caisse-maladie la moins chère du canton représentent plus de 23% de son revenu disponible!

On est loin, très loin, de l'objectif de 8% exprimé par le Conseil fédéral lors de l'élaboration de la LAMal... Las, le Conseil des Etats a balayé, cette session, ma motion demandant que les primes ne dépassent pas 10% du revenu des ménages.

La population paie un lourd tribut à la libéralisation et à la concurrence dans le domaine de la santé. Les remèdes existent pourtant: le PS propose différentes mesures pour freiner l'explosion des primes et revoir les subsides. Reste à les appliquer, pour soigner notre système de santé et éviter une prochaine déprime saisonnière qui, pour beaucoup, dure toute l'année.

Liliane Maury Pasquier

Regarder l'émission Infrarouge sur ce thème

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Renforçons l'AVS!

05.09.2016

Le 25 septembre, le peuple suisse vote sur l’initiative AVS+. Son but: augmenter de 10% les rentes de vieillesse servies par cette assurance.

Finançable par une modeste augmentation des cotisations salariales de 0.4%, cette hausse atténuerait le retard des rentes par rapport aux salaires. Elle permettrait d’améliorer la situation des 13% de retraités et des 38% de retraitées qui ne touchent que l’AVS. Pour les autres, elle compenserait en partie les baisses de rentes du 2ème pilier.

Au contraire des prestations du 2ème pilier, celles de l’AVS ne sont pas soumises aux pressions de rendement et aux fluctuations boursières. Le financement de l’AVS repose sur des bases solides, comme le montre sa santé financière toujours meilleure que les prévisions. Cette assurance est en outre solidaire: les cotisations sont perçues sur l’entier du salaire mais les rentes sont plafonnées.

Dans le cadre de la réforme "prévoyance vieillesse 2020", la commission du Conseil national propose un mécanisme d'intervention imposant la retraite à 67 ans ainsi qu’une baisse des rentes du 2ème pilier, sans aucune compensation dans l’AVS.

Pour combattre ce démantèlement, commençons par voter OUI à AVS+!

Liliane Maury Pasquier

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Non à l'initiative d'autodestruction!

15.08.2016

Au cœur de l’été, l’UDC vient de déposer sa dernière (en date !) initiative anti-droits humains. Son titre : «  Le droit suisse au lieu de juges étrangers ». Son objectif ultime : dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme.

Sous prétexte d’«autodétermination», ce texte s’attaque à une protection internationale contre l’arbitraire, efficace et établie de longue date.

Et sous couvert de démocratie, cette initiative en nie la substance même : les droits fondamentaux, consubstantiels à l’exercice démocratique (lire l’article de Jean-Daniel Delley dans Domaine Public). Elle menace ainsi de détruire ce qui fait notre pays : la démocratie et l’État de droit.

Comme l’initiative de mise en œuvre en février dernier, ce texte doit être clairement rejeté. Pour préserver les droits humains en Suisse, mobilisons-nous dès maintenant !

Liliane Maury Pasquier

Vidéo à partager

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Soutenir tous les parents d'enfants gravement malades

13.07.2016

Les parents qui prennent soin, à domicile, d’enfants gravement malades ou lourdement handicapés devraient bénéficier de moyens financiers supplémentaires. A l’issue d'une consultation, la commission santé-social du National vient de transmettre à son conseil un projet dans ce sens.

Un projet à saluer : la charge de travail de ces parents et les conséquences financières de leur situation sont souvent très lourdes. Reste que les améliorations proposées ne concernent que les enfants au bénéfice d’une allocation pour impotent de l’AI.

Quid des parents d’enfants gravement malades qui sont, par exemple, hospitalisés sur une longue période pour le traitement d’un cancer ? Ces parents, bien souvent, cessent aussi leur travail pour rester auprès de leur enfant. Aux graves soucis de santé peuvent s'ajouter alors des soucis financiers.

Raison pour laquelle un postulat demande au Conseil fédéral de réfléchir à un congé rémunéré d’une durée suffisante pour l’un ou l’autre parent accompagnant un enfant gravement malade. Dans son plan d’action en faveur des proches aidants, le Conseil fédéral a indiqué qu’il étudiait la possibilité d’introduire un congé de ce type… avec ou sans rémunération !

La Suisse peut et doit mettre sur pied un tel congé rémunéré, et rapidement : la double peine subie par les parents d’enfants gravement malades n’a que trop duré !

Liliane Maury Pasquier

Ma motion « Présence parentale auprès d’enfants gravement malades »

Mon article sur le sujet

Interpellation en lien

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Brexigences

04.07.2016

Depuis le 23 juin, le Brexit ébranle l’Union européenne de manière inédite. La Suisse est directement concernée. D’abord, parce que notre pays a besoin d’une Europe stable, tant politiquement qu’économiquement. Ensuite, parce que l’UE a désormais d’autres « cats » à fouetter que de se pencher sur le « cas » suisse : la négociation d’une solution de mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse n’en sera donc que plus complexe.

Ce double constat impose deux exigences. La première, c’est que la Suisse doit agir rapidement et modifier sa Constitution pour sauver les accords bilatéraux – une nouvelle fois directement attaqués par l’UDC -. La seconde, au-delà de notre pays, c’est de construire, enfin, une Europe sociale. Une Europe que ses citoyennes et citoyens, mieux écoutés et apaisés, ne prendront plus pour cible. Une Europe qui, loin d’être achevée par le Brexit, en renaîtra plus forte.

Liliane Maury Pasquier

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Défaite des assuré·e·s (0-2)

20.06.2016

En matière de maîtrise des coûts dans l'assurance-maladie de base, le bilan de la session d'été des chambres fédérales est pour le moins amer. La majorité de droite du Conseil des États a d'abord renvoyé au Conseil fédéral un projet de loi sur les produits du tabac, qui prévoyait notamment de réglementer (un peu) plus strictement la publicité. Ce alors que le tabagisme cause environ 9'500 morts chaque année en Suisse et coûte à la société quelque 10 milliards de francs - dont plus de 1,7 milliards en coûts de la santé -.

La même majorité de droite a ensuite refusé ne serait-ce que de discuter d'un projet de loi visant à améliorer la qualité dans notre système de santé. Ce alors que les accidents médicaux évitables causent 2'000 à 3'000 morts chaque année en Suisse et coûtent plusieurs centaines millions de francs par an dans le seul secteur hospitalier.

La victoire de certains lobbies signe la défaite de chaque assuré·e de ce pays. Car le refus des mesures de maîtrise des coûts dans l'assurance-maladie de base retombe sur le niveau des primes. Pour limiter la casse, j'ai déposé une motion afin que lesdites primes ne dépassent pas 10% du budget des ménages. Mais il faut aussi agir à la source et prévenir, tant que faire se peut, les coûts de la santé et les souffrances humaines évitables!

Liliane Maury Pasquier

Mes interventions au Conseil des États sur:

- La loi sur les produits du tabac

- Le renforcement de la qualité dans la LAMal

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Oui, c'est oui!

06.06.2016

Le 5 juin, le peuple suisse a confirmé son oui de 2015 au diagnostic préimplantatoire (DPI). Avec plus de 62% des voix en faveur de la loi destinée à le mettre en oeuvre, le soutien populaire ne s'est pas érodé depuis l'année passée.

 

Fortpflanzungsmedizin Ja

 

La gestation a été longue: le Parlement débat de ce thème depuis 15 ans et le Conseil national a adopté une motion en faveur du DPI... il y a 11 ans déjà! Il s'agit donc maintenant de mettre cette loi en vigueur le plus rapidement possible, afin d'épargner aux futurs parents concernés des souffrances désormais évitables.

Liliane Maury Pasquier

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Prévenir des souffrances évitables

11.05.2016

Le 5 juin, nous votons – notamment – sur le diagnostic préimplantatoire (DPI). En juin 2015, le peuple suisse a ouvert la voie à ce procédé, en adoptant à une large majorité un article constitutionnel. Il s’agit cette fois de la loi qui concrétise et encadre strictement le DPI.

L’enjeu : donner aux futurs parents qui ont recours à une fécondation in vitro (FIV) le libre choix de dépister certaines pathologies spécifiques. Autrement dit, de pouvoir réaliser à un stade très précoce, avant l’implantation de l’embryon, ce qui l’est déjà aujourd’hui avec le diagnostic prénatal, sur un fœtus de 12 semaines bien installé dans le ventre de la femme enceinte.

Les femmes, les couples qui ont recours à une FIV s’y résolvent en raison d’un risque de transmission d’une maladie génétique grave ou pour cause de stérilité. Dans ce parcours difficile, le DPI leur offre la possibilité d’éviter une « grossesse à l’essai » : il réduit les risques de perdre le futur bébé et, partant, épargne aux parents un événement toujours traumatisant.

Le DPI, tel que délimité par cette loi, consiste en une palette restreinte de questions diagnostiques et ne vise en aucun cas à choisir la couleur des yeux de l’enfant à naître. Pas plus qu’il ne veut éradiquer le handicap. S’il y a effectivement un enjeu éthique et politique crucial à améliorer l’intégration des personnes handicapées dans notre société, il y en a un autre, bien distinct, à prévenir le handicap et la maladie qui pourraient toucher des personnes n’existant pas encore.

Comme le diagnostic prénatal, le DPI permet simplement aux femmes et aux couples concernés de prendre leurs responsabilités de futurs parents en toute connaissance de cause et de prévenir des souffrances évitables. C’est pourquoi je vous invite à voter OUI à la modification de la loi sur la procréation médicalement assistée.

Liliane Maury Pasquier

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Faire tomber les murs, pas les bombes

06.04.2016

Les attentats terroristes ne font pas que des victimes directes. Souvent, la peur qu’ils suscitent vient épaissir la carapace identitaire et brouiller le discernement. En résultent l’exclusion de tout ce qui semble « étranger » (par opposition à « être suisse ») et de rapides amalgames entre terroristes et musulmans, voire terroristes et réfugiés.

En somme, la violence des uns nourrit celle des autres. Et la crainte - légitime – pour nos droits et notre sécurité nous pousse à les dénier à celles et ceux qui, comme les réfugié·e·s, ont bien plus encore à craindre sur ce point. Car, rappelons-le, ils et elles sont à l’origine victimes - non vecteurs – de violence.

  

Monter les populations les unes contre les autres : c’est l’arme ultime des terroristes, une vraie bombe à retardement. Ne les laissons pas faire ! Soyons, au contraire, solidaires ! Solidaires de toutes les victimes, tout près de chez nous ou plus loin. Par exemple, en accueillant rapidement, sur sol suisse, 50’000 réfugié·e·s > Signer l’appel au Conseil fédéral. Car un mur de plus qui chute, c’est une bombe de moins qui tombe.

Liliane Maury Pasquier

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Des femmes et des hommes

09.03.2016

Hier, c’était le 8 mars, Journée internationale des femmes. Il y a 35 ans, le peuple suisse – hommes et femmes ! – choisissait d’ancrer dans notre Constitution le principe d’un salaire égal pour un travail de valeur égale. Il y a 20 ans, la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes, censée notamment concrétiser ce principe, entrait en vigueur.

Aujourd’hui, en Suisse, les femmes continuent de gagner près de 20% de moins que les hommes. Plus de 40% de cet écart est sans fondement, donc discriminatoire. C’est pourquoi 6 conseillers nationaux de tous partis – sauf, comme c’est étonnant, l’UDC – ont lancé un Appel national pour l’égalité salariale (à signer ici).

Gagner sa vie sans discrimination ? Cette évidence profiterait aux femmes, mais les hommes ont eux aussi tout à gagner de la concrétisation de l’égalité. L’égalité c’est, pour chacun-e, l’ouverture des possibles. Voilà pourquoi, une fois n’est pas coutume, des hommes s’engagent pour les femmes… et pour les hommes !

Liliane Maury Pasquier

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Ouf!

29.02.2016

En ce lendemain de votations, notre démocratie respire. De soulagement, d’abord : le rejet de l’initiative de « mise en œuvre » sauvegarde la séparation des pouvoirs, le rôle du parlement et la marge de manœuvre des juges. Il sauve la peau des bases de notre État de droit : les droits humains fondamentaux, une certaine cohésion sociale, l’ouverture internationale.

Notre démocratie respire aussi de ce souffle nouveau, vigoureux, citoyen : la mobilisation de la société civile, qui a vu des milliers d’habitantes et d’habitants de ce pays contrer avec succès les millions de l’UDC. Que la (re)naissance de cet élan démocratique passe le printemps, qu’elle se confirme lors de prochaines votations, qu’elle permette non seulement, comme hier, d’éviter le pire (ouf !), mais de viser le meilleur !

Liliane Maury Pasquier

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Le renvoi jusqu'à la nausée

11.01.2016

Après une première initiative adoptée en 2010, l’UDC en remet une couche. C’est que la loi d’application, avalisée entre temps par le Parlement, ne garantirait pas le « renvoi effectif des étrangers criminels ». Cette loi, fort dure au demeurant, prévoit une clause minimale afin de préserver l’ossature des standards de l’État de droit (en l'occurrence, l’examen au cas par cas).

Cette nouvelle initiative vise, elle, à renvoyer automatiquement et sans égard aux circonstances les personnes sans passeport suisse. Même en cas de délit mineur. Même si elles sont nées en Suisse. Ce n’est pas une simple « initiative de mise en œuvre » (le peuple, tant sanctifié dans le discours de l’UDC, est allègrement trompé !) : c’est un durcissement de plus. Un durcissement considérable, qui bafoue les droits fondamentaux ancrés dans notre ordre juridique.

C’est aussi une nouvelle manière de faire : au lieu de lancer un référendum contre la loi d’application, on contourne le législateur avec une autre initiative, au contenu différent. Détournement des règles de notre démocratie, acharnement inutile et indigne à l’appui des renvois : cette initiative a de quoi donner la nausée. C’est elle qu’il s’agit de renvoyer (à ses expéditeurs) en la rejetant le 28 février !

Liliane Maury Pasquier

Mon article dans la Tribune

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Meilleurs voeux!

21.12.2015

L’erreur et le rire sont le propre de l’être humain. Amusez-vous à repérer les 7 erreurs (cliquer sur l'image)!

Merci pour votre soutien en 2015, bonnes fêtes et très belle année 2016 !

Liliane Maury Pasquier

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Les femmes et les enfants à bord

23.11.2015

Au lendemain du 20 novembre, Journée mondiale de l’enfance, j’aimerais rappeler l’importance de donner à tous les enfants les mêmes chances. De créer, au plan politique, les conditions optimales pour qu’ils et elles grandissent dans la sécurité affective et matérielle. De faire en sorte que, dans notre pays si riche, les enfants ne représentent plus un risque – de pauvreté -, mais une chance. Car oui, ces êtres en développement, pleins de promesses et d’avenir, sont une chance pour la société !

À la veille du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, j’aimerais aussi rappeler que ces formes de violence, bien moins médiatisées que d’autres, sont cependant omniprésentes : une femme sur trois, dans le monde, est victime de violence physique ou sexuelle, le plus souvent de la part de son partenaire intime. Pour garantir les droits des femmes en Suisse, la lutte contre la violence domestique doit être une priorité !

Que la nouvelle législature qui s’annonce – dans un contexte difficile – soit l’occasion de se souvenir que les enfants, les femmes victimes de violence et d’autres groupes vulnérables se trouvent aussi à bord du paquebot « La Suisse » et d’inscrire des mesures pour améliorer leur sort dans le carnet de bord politique !

Liliane Maury Pasquier

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MERCI!

09.11.2015

Au lendemain du 2ème tour de l’élection au Conseil des États, j’aimerais dire un grand MERCI aux Genevoises et aux Genevois qui nous ont renouvelé leur confiance, à Robert Cramer et moi-même.

Grâce à vous, nous voilà élu-e-s pour un nouveau mandat au Conseil des États. Grâce à vous, nous continuerons de porter la voix de Genève à Berne et de nous engager, ces quatre prochaines années, pour une Suisse ouverte, durable et solidaire.

Liliane Maury Pasquier

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MERCI. Et ce n'est pas fini!

18.10.2015

Au soir du premier tour de l'élection au Conseil des États, j'aimerais dire un grand MERCI aux Genevoises et Genevois qui m'ont accordé leur voix, ainsi qu'à Robert Cramer. Merci pour votre confiance, qui nous a permis de sortir en tête de cette première étape. Ce n'est toutefois pas fini: nous comptons sur votre soutien au deuxième tour, le 8 novembre.

Voter pour nous, c'est choisir deux candidat-e-s d'expérience, qui défendent vos idées à Berne. C'est favoriser la représentation politique des femmes, laquelle est, décidément, le fait de la gauche. C'est  faire entendre votre voix, au Parlement fédéral, pour une Suisse ouverte, durable et solidaire.

Liliane Maury Pasquier

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Genève à Berne: votre voix compte!

 05.10.2015

Les élections fédérales du 18 octobre s'approchent à grands pas. L'heure est venue d'élire la députation genevoise, notamment au Conseil des États. Candidate à ma réélection aux côtés de Robert Cramer, je me suis particulièrement engagée, durant cette législature:

- Pour un système d’assurance-maladie équitable, notamment pour la rétrocession aux Genevois-es des primes payées en trop.

- Pour la promotion de la Genève internationale et des droits humains - j'ai obtenu du Conseil fédéral un rapport sur la réparation pour les victimes de violations commises par des multinationales -.

- Pour une politique sociale forte, par exemple pour l'augmentation des rentes AVS et le développement de l'accueil extrafamilial, domaine où le soutien fédéral a permis au canton de Genève de créer de nombreuses places de crèche. 

Avec Robert Cramer, nous avons relayé, à Berne, la voix des Genevois-es. Grâce à votre voix, justement, nous poursuivrons notre action pour une Suisse ouverte, durable et solidaire. Merci de voter pour nous (liste n°1)!

 Liliane Maury Pasquier

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Vers un congé prénatal?

17.09.2015

Selon certaines estimations, 90% des femmes enceintes en Suisse s'arrêteraient de travailler avant leur terme. La fatigue serait souvent en cause mais donnerait de moins en moins droit à des interruptions indemnisées.

Or, la fatigue peut être le signe d'une pathologie ou mener à un accouchement prématuré. La simple fatigue de fin de grossesse doit aussi être prise en compte, pour que les femmes n'arrivent pas épuisées à l'accouchement.

J’ai donc chargé le Conseil fédéral, dans un postulat, de présenter un rapport sur les interruptions de travail avant la fin de la grossesse. Le Conseil des États a adopté mon postulat le 8 septembre. Ledit rapport sera donc publié, qui doit aussi évaluer l'opportunité d’instaurer un congé maternité prénatal en toute fin de grossesse.

Il est temps de substituer au bricolage actuel des réglementations et des pratiques dignes de l'enjeu dont nous parlons : à savoir, la manière de donner la vie.

Liliane Maury Pasquier

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Ne flanquons pas sous terre notre tradition humanitaire!

24.08.2015

À Genève, terre d’asile historique, des requérant-e-s d’asile déboutés sont enterrés dans des abris PC. Grâce à une forte mobilisation collective, un accord a été trouvé. Mais voilà que certains propos, récemment tenus dans la presse, vont dans le mauvais sens : celui qui consiste à ériger des murs bien épais – des bunkers, en somme – entre migrant-e-s et résident-e-s. À opposer, aussi, les « bons » aux « mauvais » migrants: les déboutés, les délinquants...

Cette logique d’exclusion et cette fabrique d’amalgames portent atteinte à la tradition d’accueil de notre canton. Celle-ci exige au contraire d’offrir aux demandeurs et demandeuses d’asile des conditions d’hébergement et de vie dignes - comme à tous les êtres humains -. Ce indépendamment de l’étape de leur procédure ou de leur statut (et au-delà de la seule problématique des abris de protection civile). Personne ne doit vivre dans des abris PC à durée indéterminée ! Ne flanquons pas par terre, ou plutôt sous terre, notre tradition humanitaire !

Liliane Maury Pasquier

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Joyeux anniversaire, la Suisse!

01.08.2015

En cette année 2015, l'actualité helvétique et internationale peut sembler bien sombre. Sombre, les menaces qui planent, en Suisse, sur les emplois, sur les entreprises, sur les comptes des assurances sociales, depuis l'abandon du taux plancher entre le franc et l'euro et l'introduction des taux d'intérêt négatifs. Obscur, le futur de notre pays et de la Genève internationale, depuis la votation du 9 février 2014. Très dures, les politiques d'austérité imposées à la population de plusieurs pays d'Europe. Sans oublier l'Est de l'Ukraine, si proche de nous et dévasté par la guerre. ou encore les réfugié-e-s qui traversent les flots pour rejoindre l'eldorado européen, au péril de leur vie. Je pourrais poursuive la liste au-delà de notre continent mais mon but n'est pas de gâcher la fête.

Non, mon but est au contraire d’appeler la population de ce pays à fêter et à renouveler son alliance, notre alliance. Notre alliance pour une Suisse forte, où chacune et chacun puisse trouver sa place et s’épanouir, quel que soit le lieu de sa naissance, et où la sécurité sociale offre une existence digne face aux aléas de la vie, de même qu’à l’âge de la retraite. Notre alliance pour une Suisse ouverte sur le monde, qui bénéficie des talents de celles et ceux venus d’ailleurs et qui s’engage aussi pour accueillir les réfugié-e-s, pour l’aide humanitaire, pour la coopération internationale. Notre alliance pour une Suisse qui soutienne, de concert avec ses voisins, le développement de la démocratie, des droits humains et de l’État de droit, sur son sol, en Europe et dans le monde. Car ces fondamentaux sont, ces dernières années, de plus en plus remis en question, y compris en Suisse, ce qui me met « en pétard » - vous me passerez l’expression en ce 1er août, j’en suis sûre ! -.

Nous sommes toutes et tous particulièrement concerné-e-s par l’importance de bénéficier, ici en Suisse, d’un système social solide et équitable, notamment d’un système d’assurance-maladie qui ne puisse plus rejouer le scandale des primes que nous avons longtemps payées en trop. Nous sommes aussi tout particulièrement touché-e-s par la nécessité de renforcer la Genève internationale, humanitaire et multiculturelle, qui fait notre richesse en termes d’emplois, bien sûr, mais pas uniquement !

Au moment de célébrer notre alliance, tournons-nous un instant vers la Constitution fédérale, qui en est le fondement actuel, notre nouveau Pacte, en quelque sorte. Le Préambule de la Constitution nous rappelle notre responsabilité écologique envers la planète. Il nous invite aussi à « renforcer la liberté, la démocratie, l’indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d’ouverture au monde ». Il nous propose de « vivre ensemble <nos> diversités dans le respect de l’autre et l’équité ». Et il affirme, pour finir, que « la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres ». C’est plus qu’un programme politique : c’est le programme que nous, citoyennes et citoyens suisses, nous sommes donnés.

À nous de le concrétiser et de le vivre, ensemble – et à travers les générations futures -, pour les 724 prochaines années au moins ! Et que ce 1er août soit comme le premier – cette alliance de 1291 retenue symboliquement –  aussi fort, aussi rassembleur et aussi porteur d’avenir ! Et je laisse maintennt la place à la fête ! Bon anniversaire à la Suisse et bonne fête à chacune, à chacun d’entre vous !

Liliane Maury Pasquier

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Plus de cohérence, moins de souffrance: OUI à la procréation médicalement assistée

24.05.2015

Nous votons ce 14 juin sur une modification constitutionnelle qui ouvrira la porte à deux changements importants pour les couples concernés : d’une part, la possibilité de développer jusqu’à 12 embryons (au lieu de 3 actuellement) et ne de pas les implanter immédiatement, ce qui contribuera à diminuer les risques et les coûts inhérents à une grossesse géméllaire ou triplée. D’autre part, cette modification permettra de pratiquer le DPI en Suisse aussi. 

Plus de cohérence. La situation juridique actuelle est une aberration: il est interdit de dépister une pathologie sur un embryon 5 jours après la fécondation mais il est permis de le faire chez un fœtus de 12 semaines. De plus, certains pays autorisent des pratiques médicales interdites chez nous, ce qui pousse au tourisme médical.

Moins de souffrance. Ne pas être contraint d’implanter plusieurs embryons comme avoir la possibilité de diagnostiquer une pathologie avant le début de la grossesse sont des démarches beaucoup moins intrusives pour une femme, beaucoup moins traumatisantes pour un couple et beaucoup plus respectueuses de la dignité de l’embryon. 

Ce 14 juin, nous votons sur l'article constitutionnel qui fixe un cadre strict et donne des garanties contre toute dérive. Si celui-ci est accepté, le débat sur la loi d'application pourra être mené. D'ici-là, ne nous trompons pas de débat et votons OUI à la procréation médicalement assistée!

Liliane Maury Pasquier

Ma position dans la TDG

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Traverser malgré tout

24.04.2015

Le naufrage de plusieurs centaines de migrantes et de migrants en Méditerranée est choquant. Ce drame humain, loin d’être le premier d’ailleurs, a suscité de nombreuses réactions. Certaines très touchantes, d’autres plutôt étonnantes.

J’ai entendu ici ou là que l’attractivité du continent européen serait un aimant à migrants. Au 21e siècle, les informations se diffusent vite et largement. Les femmes et les hommes qui choisissent de mettre un pied dans un bateau pour rejoindre l’Italie depuis la Libye connaissent exactement les risques d’une telle traversée.Peut-être même ont-ils déjà perdu un membre de leur famille lors d’un précédant naufrage. Et, malgré tout, ils traversent !

Les migrant-e-s qui défient les dangers de la mer ne le font pas seulement pour rejoindre l’Eldorado européen : ils fuient surtout leur pays qui ne les protège plus, que ce soit en Syrie ou en Erythrée.

Nous avons la responsabilité de soutenir et d’accueillir ces personnes et de garantir le respect de leur dignité. Elles doivent pouvoir faire valoir leur statut de réfugié par les moyens légaux et non pas au prix de leur vie.

Liliane Maury Pasquier

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté le 23 avril une résolution consacrée aux traversées clandestines de migrants en méditerranée. Elle critique certains aspects de la politique migratoire restrictive de l’UE mais la Suisse est aussi concernée.

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Candidate socialiste au Conseil des Etats

14.03.2015

Mes camardes socialistes m'ont accordé leur confiance en me désignant candidate pour le Conseil des Etats en octobre prochain. J'ai proposé ma candidature à la candidature parce que j'aime ce mandat à la Chambre des cantons et souhaite relever les défis de la prochaine législtature, que ce soit sur la transition énergétique, sur le projet de prévoyance vieillesse 2020 ou sur les suites de la votation du 9 février 2014, dossiers sur lesquels les voix de gauche doivent être entendues.

Je suis très honorée de la confiance exprimée par mes camarades aux côtés desquel-le-s je me réjouis de poursuivre, durant la campagne, mon engagement pour les valeurs que nous défendons: la solidarité, la cohésion, la justice sociale. Nous, Socialistes, savons amener des propositions cohérentes et novatrices qui rapprochent les gens plutôt que de les diviser.

Je me réjouis également de pouvoir m’engager aux côtés de Robert Cramer. Avec nos deux profils complémentaires, nous représentons bien les intérêts des Genevoises  et des Genevois. Cela s’est d’ailleurs vérifié lors des scrutins populaires de la dernière législature : Robert et moi étions en accord trois fois sur quatre avec le vote genevois. Les mots d’ordre des partis bourgeois genevois ont été nettement moins bien suivis.

Je vous remercie pour votre confiance et me réjouis de continuer de m’engager à vos côtés.

Liliane Maury Pasquier

Mon discours au Congrès du Parti socialiste genevois

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Forum, fort homme!

06.01.2015

Forum, émission phare d’information de La 1ère, met en lumière une forte majorité d’hommes. En particulier pour sa formule « spécial fêtes » : pendant les deux semaines de Noël-Nouvel An, l’équipe de Forum a convié chaque jour un « grand invité ». Plus précisément, 9 grands invités puis, le 10ème et dernier jour, une femme… laquelle est restée affublée, sur le site de l’émission, du titre de « grand invité », au masculin s’il vous plaît ! Même déséquilibre (9 hommes pour 1 femme) dans une autre rubrique mise sur pied durant cette période, baptisée « Regards sur le monde ».

Pourquoi cette omniprésence masculine ? Craint-on que trop de féminité nuise à la crédibilité des expertises proposées ? Est-il impossible de trouver -en s’y prenant bien à l’avance- des femmes spécialistes en économie, en anthropologie ou en sociologie ? En politique ou génétique ? En philo ou bien en géo ? Une radio de service public ne doit-elle pas contribuer à davantage d’égalité ? Et, tout au moins, en refléter la part déjà réalisée, qui permet aux femmes de constituer bien plus qu’un maigre dixième des spécialistes en Suisse ?

En perpétuant la surreprésentation du « fort homme », cette émission fait peu de cas de ses fidèles auditrices –dont je fais moi-même partie-. Qu’en 2015, Forum change de cap et évite l’appellation «for hommes - only» !

Liliane Maury Pasquier

Débat sur le sujet dans l'émission "Médialogues"

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Réparation sans frontières!

01.12.2014

Le 26 novembre, le Conseil des États a adopté un postulat de sa Commission de politique extérieure. Un postulat qui demande un rapport sur l'accès à la réparation pour les victimes de violations des droits humains par des entreprises.

Ce postulat fait suite à la pétition "Droit sans frontières", déposée en 2012 avec 135'000 signatures. La pétition exige que les multinationales suisses respectent les droits humains et l'environnement partout dans le monde et que les victimes puissent accéder à la justice en Suisse.

La première exigence a déjà donné lieu à plusieurs interventions et rapports. La seconde est, quant à elle, reprise dans ce postulat. Le rapport demandé portera sur les mesures prises dans d'autres pays et analysera lesquelles seraient appropriées pour la Suisse, en tant que pays d'origine des entreprises.

Un premier pas important pour que, tout comme l’activité des multinationales, l’accès à des réparations franchisse les frontières !

Liliane Maury Pasquier

Mon intervention au Conseil des États

Mon article dans la Tribune

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Ecopop: à rejeter sans modération

27.10.2014

Ecopop : un nom léger comme le pop-corn et pétillant comme le champagne. Mais ne nous y laissons pas prendre. L'initiative Ecopop propose des mesures qui ne mettraient à la fête ni la Suisse, ni les autres pays concernés.

Sous couvert de préservation des ressources naturelles, l’initiative rigidifie et durcit encore le contingentement de l’immigration, avec les risques que l’on sait pour notre économie. Et, sous prétexte de se soucier du sort des pays les plus pauvres, elle entend capter et figer 10% du budget de l'aide au développement pour promouvoir la planification familiale volontaire.

La planification familiale est certes un élément important de la santé sexuelle et reproductive. Mais elle n'en est qu'un élément parmi d'autres. Après avoir déposé un postulat transmis en 1998, j’ai interpellé le Conseil fédéral en 2009 sur l'importance de renforcer la santé reproductive dans la coopération au développement, mais en aucun cas la seule planification familiale !

Pour être efficace, la planification familiale volontaire doit en outre s'insérer dans un effort plus large de lutte contre la pauvreté et d'émancipation des femmes, lequel exige également des moyens.

La planification familiale selon Ecopop a des relents furieusement colonialistes. Limiter la reproduction des uns pour servir la production illimitée des autres ? Cette conception paternaliste est dépassée. La planification familiale ne mène pas forcément à avoir moins d'enfants mais à choisir d'en avoir (d'autres) ou pas.

Bref, le volet «aide au développement» de l’initiative Ecopop n’est que le cache-sexe d’un texte inhumain et dangereux. Comme un alcopop – et comme l'alcool en général –, il ne résout aucun problème mais en créera de nouveaux.

C'est pourquoi il nous faut crever la bulle et, le 30 novembre, rejeter cette initiative sans modération.

Liliane Maury Pasquier

Lire le texte complet

Ecouter le débat

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Caisse qu'on fait maintenant?

28.09.2014

C’est donc non. Par 61.8 % des voix, le peuple suisse a refusé de faire caisse-maladie commune. Mais le oui de la plupart des cantons romands (Genève, Vaud, Neuchâtel et Jura) interdit de s’enfuir en emportant la caisse publique.

Cette votation doit tenir lieu de caisse de résonance et inciter les cantons partisans à déposer leurs propres initiatives, populaires ou auprès de l’Assemblée fédérale, pour obtenir la liberté de créer une caisse cantonale (ou régionale).

Ladite Assemblée fédérale doit, elle, encaisser le fait qu’une forte minorité de la population souhaite un changement de système. Et, par conséquent, respecter la volonté de certains cantons de mener des projets pilotes, sans brandir l’alibi d’une loi sur la surveillance de l’assurance-maladie aussi bienvenue qu’édulcorée.

Plus encore que les résultats de cette votation, les débats qui l’ont précédée, sur fond de polémiques diverses et de forte augmentation de primes, révèlent un grand ras-le-bol des assuré-e-s suisses. Il s’agit donc de poursuivre les réflexions et les actions pour réformer en profondeur notre système d’assurance-maladie. À fond la caisse !

Liliane Maury Pasquier

Communiqué de presse du comité genevois

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Les mêmes soins, au juste prix

27.08.2014

Le 28 septembre, nous votons sur l’initiative «Pour une caisse publique d’assurance-maladie». Le comité genevois pour le OUI rassemble une large palette d’organisations, de professionnel-le-s de la santé, de politiques et de citoyen-ne-s.

Il faut dire que la population genevoise est touchée de plein fouet par les problèmes du système actuel. De 1996 à 2012, les Genevois-es ont payé plus de CHF 262 millions de primes en trop et ne récupéreront que partiellement le trop payé! La caisse publique permettra aux cantons de fixer des primes qui correspondent à leurs dépenses de santé.

En outre, la caisse publique permettra :

- La fin de la chasse aux bons risques.

- Un système d’assurance-maladie mieux contrôlé et plus efficace (à l’exemple de la Suva).

- Des économies immédiates de CHF 350 millions et, à moyen terme, d’environ CHF 2 milliards, chaque année en Suisse.

Le tout en garantissant la même qualité de soins, le libre choix du médecin et les différentes catégories de primes.

D’importantes hausses de primes sont annoncées pour l’an prochain. La faute, en partie, à l’utilisation de nos primes pour financer la campagne contre la caisse publique? Notre mobilisation doit être plus forte, pour un OUI très net de Genève le 28 septembre !

Liliane Maury Pasquier

Mon interpellation "Information politique des assureurs-maladie. Garantir l'équilibre"

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Fausse route

16.07.2014

Le drame de cette famille syrienne refoulée vers l’Italie via la Suisse et qui pleure son bébé mort-né n’en finit pas de m’inspirer honte et colère.

Dans de nombreux médias, on minimise l’affaire. Ici, on parle de simple « fausse couche », alors que cette mère était enceinte de plus de 7 mois. Là, on écrit que, certainement, ce bébé était mort bien avant l’accouchement. Peut-être même avant de traverser la Suisse, bref, not in our backyard !

Sous-entendu: l’événement, somme toute banal, était inévitable… Ouf, la conscience est sauve ! Comme si la vie de la mère, elle aussi, n’avait pas été en danger. Comme si perdre les eaux et du sang ne représentait pas une urgence médicale totale (c’est la sage-femme qui vous le dit !).

Une faute des gardes-frontière suisses, accusés par le père d’avoir ignoré ses alertes, « ne peut pas être exclue », nous dit-on. Au-delà, fausse et fautive est la route empruntée par la Suisse face à l’« étranger »: le règne du soupçon, l’obsession de l’abus mènent à la déshumanisation de l’autre (un Syrien, ce n’est rien !) et à une inhumanité que les fonctionnaires ne font qu’appliquer avec zèle. Ce qui évoque de bien mauvais souvenirs…

Charge maintenant à l’enquête de faire toute la lumière, mais aussi aux médias de ne pas diluer la responsabilité collective en usant d’euphémismes et de détours. Ce qui, assurément, relèverait de la double faute.

Liliane Maury Pasquier

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Pour un OUI de Genève à la caisse publique

23.06.2014

Le 28 septembre, nous voterons sur l’initiative pour une caisse publique d’assurance-maladie. Pour la défendre au niveau cantonal, nous avons mis sur pied un comité genevois, qui rencontre un soutien très large !

La population genevoise est, en effet, particulièrement concernée par les problèmes du système actuel d’assurance-maladie. De 1996 à 2012, elle a payé plus de 262 millions de francs de primes-maladie en trop. Or, le plan de remboursement adopté par le parlement fédéral ne prévoit de rembourser qu'à peine la moitié des primes payées en trop par les assuré-e-s de divers cantons!

La caisse publique, elle, permettra aux cantons de fixer des primes en rapport avec leurs dépenses de santé. Elle résoudra aussi plusieurs autres problèmes posés par le système actuel d’assurance-maladie. À commencer par la complexité, l'opacité et le manque de contrôle. Avec une seule agence par canton, la caisse publique permettra également de mettre un terme à la sélection des risques. De même, elle mettra fin aux frais de changements de caisse (300 à 400 millions par an), ainsi que de publicité et d’acquisitions (220 millions).

Bien sûr, les adversaires de ce projet se sont déjà lancés dans la bataille avec tous les arguments possibles, y compris un certain nombre de contre-vérités. Notamment, la caisse publique n’est pas un saut dans l’inconnu. En Suisse, il y a environ 100 ans, une dizaine d’entreprises privées se sont réunies en une institution publique efficace et moderne : les CFF ! Et au niveau des assurances sociales, la SUVA, entre autres, a fait la preuve de son efficacité depuis longtemps.

C’est donc un OUI très net que nous espérons de Genève le 28 septembre prochain !

Liliane Maury Pasquier

Mon intervention à la conférence de presse du 20 juin

Mon interpellation "Information politique des assureurs-maladie. Garantir l'équilibre"

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Des raisons d'espérer

19.05.2014

Tous les lendemains de votations ne se ressemblent pas: contrairement au 10 février, je vois dans l'issue du scrutin d'hier quelques raisons d'espérer.

À commencer par le rejet des Gripen (prononcer ici "grille-pain"!), auquel il convient de porter un toast. La majorité du peuple suisse a pris là une décision sensée, pour les raisons que j'évoquais il y a quelques temps.

Au niveau cantonal,  le choix des éoliennes à Neuchâtel fait souffler comme un vent d'espoir quant à la possibilité d'un développement durable en Suisse. Le seul réflexe "not in my backyard" n'a, en l'occurrence, pas guidé cette fois le vote des citoyen-ne-s.

Le plébiscite de l'article constitutionnel sur l'accès aux soins de base est, lui aussi, réjouissant, notamment pour les médecins de famille et les autres professionnel-le-s de la santé à vocation généraliste.

Quoi, l'ampleur du rejet du salaire minimum serait, elle, désespérante? C'est mal me connaître! Je choisis une fois de plus de voir le verre à moitié plein et suis convaincue d'avoir raison d'espérer.

Liliane Maury Pasquier

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OUI à un minimum d'égalité salariale

28.04.2014

L’instauration d’un salaire minimum de 4'000 francs par mois bénéficiera particulièrement aux femmes. En effet, sur 10 personnes gagnant moins, 7 sont des femmes. Il faut dire que les bas salaires sont répandus dans les emplois dits « féminins » : dans les magasins de vêtements et de chaussures, par exemple, 1/4 des vendeuses et vendeurs touche un salaire horaire inférieur à 22 francs. La fixation de salaires minimums dans des conventions collectives de travail bénéficierait ainsi à quelque 200’000 femmes en Suisse. Y compris des femmes qualifiées, titulaires d’un CFC, qui sont plus souvent mal payées que leurs homologues masculins.

À Genève, c’est plus de 3’000 travailleuses et travailleurs qui verraient leur situation s’améliorer. Le salaire minimum permettrait aussi de lutter contre la sous-enchère salariale et ses effets délétères pour les employé-e-s comme pour les employeurs ou employeuses qui payent des salaires décents. L’expérience de l’hôtellerie-restauration le montre : loin d’entraîner du chômage, la hausse du salaire plancher est bénéfique pour l’économie. Surtout, dire OUI le 18 mai au salaire minimum, c’est dire oui à plus de justice sociale et c’est faire encore un pas vers l’égalité salariale entre femmes et  hommes : un minimum, depuis le temps !

L’instauration d’un salaire minimum de 4'000 francs par mois bénéficiera particulièrement aux femmes. En effet, sur 10 personnes gagnant moins, 7 sont des femmes. Il faut dire que les bas salaires sont répandus dans les emplois dits « féminins » : dans les magasins de vêtements et de chaussures, par exemple, 1/4 des vendeuses et vendeurs touche un salaire horaire inférieur à 22 francs. La fixation de salaires minimums dans des conventions collectives de travail bénéficierait ainsi à quelque 200’000 femmes en Suisse. Y compris des femmes qualifiées, titulaires d’un CFC, qui sont plus souvent mal payées que leurs homologues masculins.

À Genève, c’est plus de 3’000 travailleuses et travailleurs qui verraient leur situation s’améliorer. Le salaire minimum permettrait aussi de lutter contre la sous-enchère salariale et ses effets délétères pour les employé-e-s comme pour les employeurs ou employeuses qui payent des salaires décents. L’expérience de l’hôtellerie-restauration le montre : loin d’entraîner du chômage, la hausse du salaire plancher est bénéfique pour l’économie. Surtout, dire OUI le 18 mai au salaire minimum, c’est dire oui à plus de justice sociale et c’est faire encore un pas vers l’égalité salariale entre femmes et  hommes : un minimum, depuis le temps !

Liliane Maury Pasquier

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Travail décent pour des millions

24.03.2014

Le 20 mars, le Conseil des États a soutenu à l’unanimité l’adhésion de la Suisse à la Convention n°189 de l’OIT. Sous ce nom quelque peu barbare se cache une problématique qui, dans certains cas, ne l’est pas moins : à savoir, les conditions de travail de dizaines de millions de travailleuses et travailleurs domestiques de par le monde. Cette convention vise à leur garantir un travail décent.

En effet, dans plusieurs pays, le travail domestique n'est pas vraiment considéré comme un travail. Coupe du monde de football 2022 oblige, on a beaucoup parlé du Qatar, où les employés domestiques ne sont pas protégés par le code du travail. Où certaines employées migrantes font des journées de 19 heures, ne sont pas rémunérées, ont droit à un seul repas par jour et sont à la merci de leur employeur.

En ratifiant cette convention, la Suisse – qui satisfait déjà à ses conditions - contribuera à améliorer les conditions du travail domestique au plan mondial. Un petit geste pour la Suisse, mais un geste important de solidarité à l’égard des travailleuses et travailleurs domestiques qui vivent dans la précarité.

Liliane Maury Pasquier

Mon rapport au Conseil des États

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Patate en 3 façons

10.02.2014

En ce lendemain de votation, j’en ai gros sur la patate. Le retour en arrière ne se fera pas (pour l’instant) dans l’accès à l’avortement – il reste au moins cela à fêter ! -. Non, il aura lieu sur le plan de l’ouverture de la Suisse.  D’où ces 3 apprêts de pomme de terre au menu peu réjouissant de l’avenir de notre pays.

En purée : c’est à cet état qu’est réduite la tradition humanitaire de la Suisse. Avec le contingentement des requérant-e-s d’asile, nos valeurs de diversité, de solidarité et de respect des droits humains sont passées à la moulinette !

Frites carbonisées : pour ce qui est de nos relations avec Bruxelles, les carottes sont cuites ou plutôt, les frites sont en train de brûler. Avec ce vote opposé à la libre circulation, tout est remis en cause : les négociations en cours et le mandat de négociation sur le cadre institutionnel, voire l’ensemble des premiers accords bilatéraux. Comme le rappelle Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, le marché unique n’est pas un fromage à trous…

Röstis, encore : une fois de plus, la Suisse est coupée en deux par la fameuse barrière. Même si, en l’occurrence, le clivage est aussi visible entre pommes de terre en robe des champs… et des villes. Les cantons qui connaissent le plus fort taux de personnes migrantes se sont montré les plus hostiles au plafonnement de celles-ci. Comme Genève, hélas en vain : la prospérité du canton et la Genève internationale risquent de passer à la casserole.

Avec Ecopop en dessert qui, contrairement à son nom, ne promet rien d’appétissant, je me fais vraiment de la bile. N’empêche, je dis : continuons ! Engageons-nous plus que jamais pour une Suisse ouverte et forte de sa diversité, voulue par près de la moitié des votant-e-s ! Exigeons des mesures d’accompagnement pour que cette ouverture profite à toutes et à tous ! Bref, gardons courage et, surtout, la frite !

Liliane Maury Pasquier

Non à l'exclusion et à l'isolement: signez l'appel urgent du PSS

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Interruption volontaire d'une initiative trompeuse

06.01.2014

Soumise au vote le 9 février, l'initiative "Financer l'avortement est une affaire privée" est trompeuse. Sous prétexte de réduire les coûts à charge de l’assurance-maladie, elle s’attaque au droit des femmes à la santé reproductive et à la liberté de choix et, particulièrement, aux femmes les plus fragiles !

En effet, cette initiative ne permettrait PAS de diminuer les coûts induits par les IVG. Depuis l’entrée en vigueur du régime du délai, le nombre d’IVG en Suisse a baissé et continue de baisser chez les très jeunes femmes. Entre 2005 et 2012, le taux d’avortements est ainsi passé de 6 à 4,5 pour mille. Revenir à la situation légale antérieure ne contribuerait donc pas à la diminution du nombre d’IVG ni, partant, à celle de leur coût. Un coût qui, soit dit en passant, ne représente que 0,03% des quelque 25 milliards de francs annuels que pèse l’assurance obligatoire des soins.

Loin d’alléger les coûts, le déremboursement des IVG risque au contraire de les gonfler : les femmes de condition modeste, qui ne peuvent prendre en charge cette intervention, opteraient alors pour d’autres méthodes, illégales, dangereuses pour leur santé et soustraites à toute mesure de prévention, avec une augmentation inévitable des coûts financiers et humains. Menacées dans leur intégrité, les femmes seraient aussi discriminées par rapport aux hommes, puisque désormais seules à assumer les coûts des IVG.

NON, décidément, nous ne voulons pas de ce retour en arrière !

Liliane Maury Pasquier

Lire mon interview

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Pas d'aiguilles sous le sapin!

10.12.2013

Sous ce titre piquant, un collectif interpartis a lancé sa campagne contre l'initiative « Financer l’avortement est une affaire privée », sur laquelle nous voterons le 9 février.

 

Sapin_de_noel : Arbre de No?l

Portée par les milieux anti-avortement, cette initiative est trompeuse. Sous prétexte de réduire les coûts des IVG à charge de l’assurance-maladie (soit 0,03% des coûts totaux!), elle s’attaque au droit des femmes à la santé reproductive et à la liberté de choix.

Depuis l’entrée en vigueur du régime des délais - dont le financement par l’assurance de base fait partie intégrante -, le nombre d’IVG en Suisse a baissé et continue de baisser chez les très jeunes femmes. Le déremboursement des IVG risque au contraire de gonfler les coûts : les femmes de condition modeste opteront pour des méthodes illégales, dangereuses et soustraites à toute prévention.

Ressusciter les faiseuses d'anges avec, à la clé, des coûts tant financiers qu'humains: c'est ce que risque d'entraîner cette initiative. À nous de voter NON et d’interrompre volontairement son parcours ! Un parcours qui se ferait dans le sens d’un inacceptable retour en arrière.

Liliane Maury Pasquier

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Pour les familles!

25.11.2013

Ce 24 novembre, la majorité de la population ne s'est pas laissée prendre au piège de l’initiative trompeusement intitulée « pour les familles ».

Initiative en vérité pour LA Famille biparentale, « traditionnelle» et aisée,  cette initiative était CONTRE les ¾ des familles de Suisse, où les mères exercent une activité professionnelle. Les Suisses et les Suissesses l'ont, fort heureusement, bien compris.

Reste maintenant à trouver le même élan, pas pour dire NON à un texte contre la majorité des familles, mais pour dire OUI à des mesures en leur faveur. Comme, par exemple, l'augmentation des allocations familiales et l'instauration de congés parentaux dignes de ce nom... et dignes d'un OUI!

Liliane Maury Pasquier

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Initiative CONTRE les familles

04.11.2013

L’initiative « pour les familles » soumise au vote le 24 novembre est trompeuse. À commencer par son titre.

Il faudrait plutôt l’appeler « initiative pour LA Famille ». Car en proposant d’accorder des déductions fiscales indépendantes des frais de garde effectifs, ce texte favorise une seule forme de famille : celle, biparentale, où un seul conjoint – typiquement, le père – travaille à l’extérieur, la mère restant à la maison. Un modèle nimbé de nostalgie et aujourd’hui minoritaire, car réservé aux familles qui peuvent se le permettre.

On pourrait aussi l’appeler « initiative CONTRE les familles ». En effet, les ¾ des familles de Suisse, où les mères exercent une activité professionnelle, seraient prétéritées en cas d’acceptation. Confronté à des pertes fiscales estimées à un 1.4 milliard de francs par an, l’État diminuerait le montant des déductions pour enfants. Ou il répercuterait la baisse des recettes fiscales sur les prestations publiques… dont le soutien à l’accueil des enfants.

En outre, cette initiative est faussement équitable, puisqu’elle avantage les seules familles « traditionnelles » et encore, les plus aisées d’entre elles (les déductions fiscales profitant davantage aux revenus élevés). Elle est faussement économique, puisqu’elle fait fi de tout ce que rapporte l’accueil extra-familial (revenus, cotisations et rentrées fiscales liées à l’activité professionnelle des mères, disponibilité de la main d’œuvre et diminution des dépenses d’aide sociale). Et elle est faussement libertaire : comme si une famille pouvait choisir librement de vivre avec un seul salaire modeste ou simplement moyen !

Pour permettre une vraie liberté de choix à TOUTES les familles, il est d’autres mesures, que l’UDC se garde bien d’encourager. Le comité de soutien à l’initiative montre son vrai visage lorsqu’il suggère, pour compenser les pertes fiscales découlant de l’initiative, de réduire l’aide au développement. Le but de cette initiative est bel et bien celui-ci : ne donner qu’aux plus riches.

Liliane Maury Pasquier

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Oui à la caisse publique!

25.09.2013

Le remboursement des primes-maladie payées en trop par les assuré-e-s de certains cantons, dont Genève, ne sera que partiel. Mais au moins il sera.

Le projet de compromis adopté par le Conseil des États le 17 septembre est certes loin d’être parfait. C’est d’ailleurs pourquoi je me suis battue pour une solution plus juste, malheureusement sans succès. Mais n’aurait-il pas été encore plus injuste, intolérable même, de ne rien obtenir du tout ?

Rendons donc à César ce qui lui appartient: le projet retenu n’est ni le mien ni celui des socialistes. Pas plus que les dysfonctionnements qu’il entend corriger. Car le scandale des primes payées en trop résulte d’un système où l’intransparence va de pair avec la concurrence. Oui, celle qui, sacro-sainte, est tant vantée à droite.

Le dénouement final que j’appelle de mes vœux est, partant, celui-ci : la création d’une caisse publique d’assurance-maladie. Dans l'intérêt des assuré-e-s du canton de Genève comme de toute la Suisse.

Liliane Maury Pasquier

Mon intervention au Conseil des États

Genevois-es pour la caisse publique