OUI à un minimum d'égalité salariale!

Mardi 01 Avril 2014
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CLAFG

L’instauration d’un salaire minimum de 22 francs de l’heure (soit environ 4’000 francs par mois à plein temps) bénéficiera particulièrement aux femmes. En effet, sur 10 personnes gagnant moins de 4’000 francs par mois, 7 sont des femmes. Il faut dire que les bas salaires sont répandus dans les emplois dits « féminins » : dans les magasins de vêtements et de chaussures, par exemple, un quart des vendeuses et vendeurs touche un salaire horaire inférieur à 22 francs. La fixation de salaires minimums dans des conventions collectives de travail bénéficierait ainsi à quelque 200’000 femmes en Suisse. Y compris des femmes qualifiées, titulaires d’un CFC, qui sont plus souvent mal payées que leurs homologues masculins.

À Genève, c’est plus de 3’000 travailleuses et travailleurs qui verraient leur situation s’améliorer. Le salaire minimum permettrait aussi de lutter contre la sous-enchère salariale et ses effets délétères pour les employé-e-s comme pour les employeurs ou employeuses qui payent des salaires décents. L’expérience de l’hôtellerie-restauration le montre : loin d’entraîner du chômage, la hausse du salaire plancher est bénéfique pour l’économie. Surtout, dire OUI le 18 mai au salaire minimum, c’est dire oui à plus de justice sociale et c’est faire encore un pas vers l’égalité salariale entre femmes et  hommes : un minimum, depuis le temps !