cet ete ressemblera à celui de mes dix ans
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– Quand ils étaient petits, que faisaient vos parents durant l’été?
– Mes parents, ils n’avaient pas une vie très drôle. Ils ont été à l’école jusqu’à l’âge de 12 ans et après ils travaillaient aux champs. A 12 ans, mon père a été placé dans un hôtel pour trois mois. La famille de ma mère était un peu mieux lotie, mon grand-père était instituteur.
– Vacances à Lutry ou à Bali?
– Ouf. Ni l’un ni l’autre!
– Quel souvenir d’été raconterez-vous à vos petits-enfants?
– J’en ai quatre, mais cela ne les intéresse pas beaucoup. Peut-être mes souvenirs du mayen sans eau ni électricité. C’était un mode de vie très différent de celui qu’ils peuvent connaître.
- La plage de vos cauchemars?
– Je pense à deux plages. La plage où il n’y a pas un centimètre carré d’espace vital et où rivalisent les odeurs de crème solaire et de beignets. Et le cauchemar. Lors d’un voyage en péniche pas vraiment sur une plage, la passerelle sur laquelle était ma fille (qui avait 4 ans) a lâché, elle est tombée dans l’eau. Elle a bien failli se noyer!
– La chose que vous emportez toujours en vacances et dont vous ne vous servez jamais?
– Je prends toujours un livre de trop. Je ne veux pas manquer de lecture! Cela fait pester mon mari lorsqu’il faut compter le poids des bagages.
– Dans le foin ou dans le satin?
– Ah! Les deux. Je suis très éclectique.
– Un job d’été qui vous a marquée…
– J’ai bien aimé travailler dans les bibliothèques municipales. Etre dans les livres et apprendre à les relier aussi.
– Un été sans vacances, c’est…
– Impossible.
– Votre plus bel amour de vacances?
– C’est l’amour de ma vie.
– L’été de votre indépendance?
– Quand mes frères sont nés, le passage des vacances mobiles aux vacances statiques a été une frustration. Mon premier acte d’indépendance a été de planter la tente dans le jardin. J’y ai passé trois semaines.
– Qu’est-ce qui est mieux: être ou avoir été?
– L’un n’empêche pas l’autre. Il y a pleins de façons d’être. On peut être, avoir été et espérer être encore.
– Si le soleil ne revenait pas?
C’est aussi impossible qu’un été sans vacances!
Propos recueillis par Laure Gabus



